Site archéologique le Castellas

Murviel-lès-Montpellier est un territoire qui donne vie à son patrimoine tout en revitalisant son milieu naturel et agricole, tel est le beau programme porté par Madame le maire Isabelle Touzard.

Connecté à son environnement et à son histoire, Murviel-lès-Montpellier est un véritable écosystème où s’harmonisent patrimoine naturel et patrimoine historique.
les défis environnementaux et le développement humain structurent l’économie locale. On y découvre l’agroécologie et de beaux projets tournés vers la biodiversité et le tourisme.

Promenade à ciel ouvert : accessible gratuitement à tous, le site archéologique le Castellas de Murviel-lès-Montpellier est un des sites majeurs du territoire montpelliérain. Monument historique protégé, il fait l’objet d’un consensus entre la DRAC* (Direction régionale des affaires culturelles Occitanie), de la Métropole montpelliéraine et l’université Paul-Valéry Montpellier 3 dans une mission de protection et de conservation. La découverte de l’agglomération antique du Castellas à Murviel-lès-Montpellier nous plonge dans une histoire, notre histoire.

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Les secrets de l’histoire du site

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Les travaux ont permis d’étudier différents quartiers, en particulier le complexe monumental de la ville, le forum, qui fera l’objet cette année 2018 de travaux de mise en valeur des découvertes de tout ordre (épigraphie, statuaire, architecture monumentale, mosaïques, mobilier) depuis plus d’un siècle (découvrir ce qui est conservé au Musée languedocien à Montpellier).

L’agglomération antique du Castellas à Murviel-lès-Montpellier a été découverte dans les années 1860 lors de l’exploration de l’enceinte fortifiée qui couronne la colline sur laquelle le site est implanté. L’implantation du site est choisie avec soin : sur une colline dominant la vue jusqu’aux Cévennes au nord et regardant la mer au sud, à proximité de la Via Domitia (5 km) pour les échanges commerciaux.

A partir du 2e siècle avant notre ère, on observe un développement important des sociétés urbaines du Midi (Murviel, Lattara, Ambrussum, Nages, Enserune…) et la présence de plus en plus importante de Rome qui se concrétise par la conquête de la Gaule à partir de 125 avant notre ère et la fondation de Narbonne en 118 avant notre ère et donc de la Narbonnaise et de la Via Domitia.

Elle couvre une vingtaine d’hectares et associe une ville haute entourée d’un rempart qui abrite un quartier artisanal ainsi qu’une ville basse comprenant une vaste place, correspondant à un forum, entourée de boutiques et d’un temple.

La ville a été occupée du 2e siècle avant notre ère jusqu’au 3e siècle de l’ère chrétienne, un déclin s’opérant dès le 2e siècle, au profit de villes plus importantes, notamment Nîmes. Le 3e siècle marque aussi une période de crise de l’empire romain sur un plan social, politique et économique (difficultés à protéger les frontières contre les Germains et les Sassanides, crises de succession et coups d’Etat, pression fiscale), durant laquelle de nombreuses petites agglomérations du Midi sont abandonnées (Lattara, Ambrussum).

L’agglomération antique a été récemment identifiée comme la capitale des Samnagenses, l’un des peuples formant la confédération des Volques Arécomiques.

Ce peuple est connu par des monnaies en bronze à légende Samnaga et par un fragment d'inscription sur marbre découvert lors des fouilles. La ville basse a été fondée dans le courant du Ier s. av. J.-C., quelques décennies après la conquête romaine et abrite des domus richement décorées, construites « à la romaine ». En 2017, a été fouillé à proximité de l’actuel village un sanctuaire associé à une source. La ville semble perdre son statut de cité latine vers le milieu du 2e s. ap. J.-C., comme l’indique le démantèlement de son centre monumental ; son territoire est désormais intégré à celui de la grande cité de Nîmes. Après son abandon, le site n’a pas été réoccupé.

À l’époque médiévale, un nouvel habitat (le village actuel) s’est installé plus au sud, sur un site moins élevé, peut-être plus proche des terres exploitées par les habitants. Cette situation suffit à expliquer la préservation de l’établissement antique. Les vestiges ont été protégés par la garrigue ou les cultures auxquelles le site a dès lors été voué.

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Comprendre notre histoire, nos évolutions politiques à travers le temps !

Madame le maire Isabelle Touzard impulse cette dynamique en valorisant un patrimoine historique inédit dans une perspective de développement économique et sociale.

Depuis le début des années 2000, des fouilles programmées/chantiers-écoles de l’université Paul-Valéry sont réalisées et ont permis de dégager une partie des vestiges antiques.

Ces fouilles sont financées par le Ministère de la Culture, l’Agglomération de Montpellier, le Conseil départemental de l’Hérault et la Région Languedoc-Roussillon/Occitanie. L’exploration du site est ancienne (XIXe s). Elle s’est développée progressivement et de manière continue depuis 1950 (travaux de Joseph Michel, de Paul Soyris, et enfin de Jean-Claude Richard, à partir du milieu des années 1970). Le dernier grand chantier est celui du secteur monumental (fouille du monument corinthien de 1982 à 1991).