"L'eau"

A Balaruc-les-Bains, Monsieur le maire Gérard Canovas défend et met en perspective un patrimoine naturel préservé et tourné vers l’avenir. Ici, nous sommes plongés dans l’histoire d’une cité où surgit depuis plusieurs milliers d’années la magie des eaux. Aujourd’hui, ces ressources naturelles sont d’intérêt majeur pour le territoire, que ce soient pour l’alimentation en eau potable, le développement économique, la conchyliculture au niveau de l’étang de Thau et le thermalisme de la presqu’île de Balaruc-les-Bains.

La source thermale de Balaruc-les-Bains est une résurgence du pli Ouest, cet aquifère karstique constitue la principale ressource en eau potable et thermale. Le réservoir se situe à plus de 2000 mètres de profondeur et l’eau thermale remonte naturellement à la surface à la faveur de failles géologiques. Sa composition est un mélange d’eaux très anciennes, environ 150 000 ans avant JC et d’eaux plus récentes (avant 1950) issues de réservoirs moins profonds. Filtrées au fil des millénaires dans des couches rocheuses qui les enrichissent en oligo-éléments, les eaux thermales remontent naturellement à une vitesse estimée de 7 à 9 mètres par heure et se renouvellent au fil des siècles. Elles jaillissent à une température de 50°C. A 2500 mètres sous la surface, le gisement d’eau thermale atteindrait même les 80 à 100°C, puis la température diminue au fur et à mesure que les eaux remontent et qu’elles se mélangent avec des eaux plus récentes.

Dans le paysage antique, les eaux de l’étang étaient plus basses qu’aujourd’hui et rendaient plus visibles deux curiosités naturelles : le gouffre de « la Vise » et « l’Inversac » (« eaux inverses » dont il n’existe aucun autre cas en France). Les romains pouvaient interpréter ces phénomènes impressionnants comme des manifestations divines.

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